Refus d'application de l'article 73 du Code de procédure pénale (L'Affaire BENALLA)

Autre publié le 09/08/2018 à 09:13, vu 283 fois, 0 commentaire(s), Auteur : Fabrice R. LUCIANI
Refus d'application de l'article 73 du Code de procédure pénale (L'Affaire BENALLA)

Alexandre BENALLA est un collaborateur désigné par le président de la République qui, en vertu de ce mandat, était en charge de l'organisation des réunions et prestations publiques en matière de sécurité de la présidence durant l'investiture d'Emmanuel MACRON.

Les médias s'emparant de ce qui deviendra l'affaire BENALLA, certaines autorités du Ministère de l'Intérieur et des syndicats de police ont reprochés à cette personne chargée d'une mission de service public d'avoir pris des dispositions qui ne sont généralement réservées , selon ces syndicats, aux "seuls agents de carrières disposant officiellement de prérogatives en matière de sécurité publique."

En effet, le 1er mai 2018, Alexandre BENALLA qui était en mission en qualité d'observateur en présence d'autres personnels des forces de l'ordre, avait été filmé pendant une opération in extremis qui visait à neutraliser deux individus présentés comme violents en marge de la manifestation annuelle.

Le montage en épingle de l'affaire BENALLA

Jeter l'opprobre pour une faute de forme sur un agent proche de la présidence de la République mandaté pour diverses missions en matière d'organisation de sécurité, n'est qu'une mascarade nationale visant, d'une part à toucher la crédibilité du président Emmanuel MACRON sur ses choix, et d'autre part, à permettre d'accroitre un peu plus les prérogatives du service de préfecture "canal habituel"  aux détriments de services afférents et réellement indépendants.

Les manœuvres pour décrédibiliser la personnalité d'Alexandre BENALLA sont flagrantes.

En effet, Alexandre BENALLA est réserviste à titre honorifique de la GENDARMERIE et, n'ayant pas intégré un cursus professionnel tout à fait conventionnel, semble déranger un certain establishment, car au-delà de l'erreur qu'Alexandre BENALLA reconnaît lui-même durant son intervention "manuelle" sans doute trop "vive" envers deux manifestants, c'est insulter l'ensemble des français qui ont assistés à ce "lynchage médiatique" en règle.

Selon les détracteurs les plus virulents, il fallait condamner avec la plus grande animosité les "violences de BENALLA"  et  l'amateurisme dont il a fait preuve par la manifestation de ses attitudes.

Pourtant, très régulièrement, un nombre considérable d'opérations des forces de l'ordre ont pour conséquence des débordements créant des blessés ou des décès émanant des services de POLICE, ce qui tend à prouver une volonté de dénigrement manifeste à l'égard d' un seul individu, Alexandre BENALLA ou la représentation du pouvoir en place.

Quelques recherches en criminologie et les constatations personnelles accréditent la thèse d'un "petit complot entre amis" dont la mise en œuvre a pu être matérialisée, puis mise en exergue, avec l'aide d'un "heureux" concours de circonstance car, l'on ne compte plus le nombre de fois où nous avons tous assisté à des opérations des "forces de l'ordre" d'une virulence bien plus extrême que celle que l'on impute à Alexandre BENALLA, et les condamnations des responsables ne sont que rarement constatées.

Les erreurs d'Alexandre BENALLA furent, d'une part, de ne pas être dans le consensus habituel des forces généralement en présence dans les zones sombres de l'Elysée, et d'autre part, de faire des envieux aux seins de certaines mouvances qui protègent les intérêts d'une "coalition de fonctionnaires".

J'en conclu que le président Emmanuel MACRON a fait preuve de courage et d'initiative sincère en s'entourant de personnalités "non homologuées", malgré cet échec.

L'application des prérogatives de l'article 73 du Code de procédure pénale

La prérogative permettant à n'importe quel citoyen (de préférence habilité) d'agir en vertu de l'article 73 du Code de procédure pénale[1] n'est pas vraiment tolérée par l'institution judiciaire pour les raisons évoquées (Voir supra), ce qui n'encourage pas vraiment le citoyen lambda à réagir en cas de d'infractions constatées (C'est un paradoxe de plus dans notre société).

 

[1] "Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche."

(Article 73 du Code de procédure pénale)


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