Expulsion de sans-papiers : le siège bordelais d'Air France occupé samedi matin

Actualité juridique publié le 10/01/2011 à 09:26, vu 1789 fois, 1 commentaire(s), Auteur : Maïlys DUBOIS
Un collectif dénonce la participation de la compagnie à l'expulsion de sans-papiers. Une trentaine de personnes s'est retrouvée devant le siège bordelais d'Air France samedi matin pour dénoncer la participation de la compagnie à l'expulsion de sans-papiers. Photo anthony cerveaux Une t

Un collectif dénonce la participation de la compagnie à l'expulsion de sans-papiers.

Une trentaine de personnes s'est retrouvée devant le siège bordelais d'Air France samedi matin pour dénoncer la participation de la compagnie à l'expulsion de sans-papiers. Photo anthony cerveaux

Une trentaine pour dénoncer les expulsions de sans-papiers.

Une trentaine réunie par le collectif Stop Expulsion 33 qui tente d'enrayer la machine par l'action directe non-violente.

Déclaratins extraites  de l'article paru dans le Journal local SUD OUEST - lundi 10 janvier 2011 :

 « Le but de l'opération : faire perdre du temps et de l'argent à la compagnie pour lui faire prendre conscience qu'exploiter la misère peut se révéler coûteux », explique Jean-Charles, membre du comité Stop Expulsion 33. Les activistes se sont fait passer pour des clients en effectuant de fausses réservations durant toute la matinée. Ils ont ainsi découragé les vrais clients et ralenti l'activité commerciale d'Air France. Une occupation pacifique qui a empêché le bon fonctionnement de l'agence. « Les employés ont compris que ça n'avait rien de personnel contre eux », signale Nicolas, également membre du collectif.

« Il faut essayer d'étendre ce type d'action à la société civile, que tout le monde s'implique et que chacun y voit derrière une démarche citoyenne », indique Jean-Charles.

C'est la seconde action de ce type menée par le collectif qui compte les multiplier. Et pour cause, « En 2006, Air Canada a arrêté de collaborer avec les autorités fédérales pour l'expulsion des sans-papiers, grâce à la pression des citoyens et des actionnaires », raconte Nicolas. Or certains syndicats d'Air France se battent déjà contre les expulsions. « Maintenant, il faut que les actionnaires comprennent aussi que le fait d'expulser des sans-papiers nuit à leur image. »

« On a un pouvoir de citoyen mais aussi de consommateur pour essayer de moraliser le capitalisme, glisse Jean-Charles, d'autant que la moralisation du capitalisme, c'est à la mode en ce moment », ajoute-t-il en rigolant. Ce type d'action est déjà présent à Marseille et à Paris. « Ici c'est le début, il faut maintenant essayer de les développer un maximum. »

Souce : Journal du Sud Ouest extrait de l'article. parution lundi 10 janvier 2011 Gironde · Bordeaux

Commentaire(s) de l'article

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anonymous [Visiteur], le 08/02/2011 à 22:33
Lundi 7 Février 2011, le collectif Stop Expulsion 33 a procédé
avec succès à sa 3e action, malgré une présence policière.

Une quinzaine de membres de ce collectif se sont réunis au matin afin de
prendre pour cible les plus grosses agences Air France et Carlson Wagonlit
de Bordeaux aux allées de Tourny. Leur objectif était de faire perdre du
temps et de l'argent à ces voyagistes complices de collaborer avec l'Etat
dans l'application de lois inhumaines appliquées aux migrant/e/s.
Chaque individu s'est ainsi fait passer pour un vrai client, posant de
nombreuses questions aux guichets mais ne prenant à aucun moment des
billets.
Une fois les membres du collectif entrés dans l'agence de Carlson
Wagonlit, un accueil fort agressif de la part du personnel leur est
réservé. Après de nombreux cris et un refus de les renseigner, le
responsable décide de les mettre dehors. Les membres se sont alors rendus
à Air France, et ceci malgré la présence de 4 policiers qui ont ainsi
effectué des contrôles d'identité devant l'agence sur des clients pris
pour membres de ce fameux collectif.

Nous rappelons ici que Stop Expulsion 33 est un collectif qui utilise
l'action directe non-violente afin de s'en prendre aux rouages de la
machine à expulser, c'est à dire toutes les entreprises qui participent
aux expulsions de personnes sans-papiers. Air France avec 6500 expulsions
en 2008 n'est pas la seule complice de l'Etat: Carlson Wagonlit,
Bouygues Immobilier, Sodexho, la chaine d'hôtels Accor... sont aussi à
boycotter!

La présence policière et les tentatives d'intimidations renforcent la
détermination des membres du collectif. C'est la multiplication de ces
actions qui pourra faire réfléchir les actionnaires de ces entreprises sur
leur intérêt à continuer de cautionner cette politique du chiffre. La
réaction des pouvoirs publics contre des activistes qui agissent dans un
cadre légal, prouve que le choix de ces cibles est légitime.


Pour plus d'informations ou pour agir avec nous, contactez nous sur
stop-expulsion33@riseup.net
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